Guatemala

Provenance de nos cafés

GUATEMALA : ZOOM SUR LA RÉGION DES HUEHUETENANGO

En exportant près de 3,5 millions de sacs de 60 kg, le Guatemala se situe dans les 5 premiers exportateurs mondiaux d’Arabica, au même niveau que le Mexique ou l’Éthiopie.

 

Secteur de première importance pour le pays, le café compte pour environ 15% de la valeur totale des exportations et plus de 750 000 personnes dépendent des activités de la filière. Les petits producteurs représentent près de 80% des 65 000 caféiculteurs du pays, mais l'influence des grands domaines de production et des exportateurs privés reste forte.

Les zones de production s’étendent sur les versants des montagnes Cuchumatanes à l’Ouest du Guatemala et en bordure de la frontière avec le Mexique, plus au Nord. C’est l’une des régions caféières les plus reculées et accidentées du Guatemala et l’on y cultive les cafés des plus hautes altitudes, à l’abri du gel potentiel en raison des vents chauds qui proviennent du plateau de Tehuantepec, au Mexique.

Caractérisé par une forte diversité ethnique, composantes de la civilisation Maya et une grande richesse culturelle, ce territoire rural est en majorité dépendant de l’activité agricole. Au sein des systèmes d’exploitation, le café représente la principale source de revenus des familles de producteurs. Ses impacts sont à la fois économiques, écologiques et sociaux.

Les petits producteurs de cette région possèdent en général une très bonne maîtrise des techniques d’exploitation. Responsable de la qualité et des performances de ce secteur stratégique de l’économie du Guatemala, ANACAFE* dispense un accompagnement important, relativement bien diffusé dans le département de Huehuetenango.

La production du café se fait sous ombrage, selon des systèmes techniques relativement performants. Malgré leurs très petites tailles, les caféières sont renouvelées régulièrement et leur entretien est particulièrement bien maîtrisé. Les rendements y sont donc généralement très élevés. La plupart des producteurs gèrent eux-mêmes la transformation post-récolte du café (dépulpage, fermentation, séchage du café parche).

Dans ce contexte, le principal enjeu pour les petits producteurs est à la fois foncier, commercial et financier : l’accès au foncier et au crédit sont limités de par la difficulté d'accéder à la titularisation de la propriété ou à cause de l’influence des commerçants locaux de café, travaillant pour le compte des exportateurs privés.

*ANACAFE est l’institut chargé d’encadrer la filière et de veiller au respect de la Loi du café qui en régit le fonctionnement. La production est répartie dans 7 régions présentant toutes des caractéristiques particulières de sols et de climat et faisant l’objet de différentes appellations d’origine.