Petite histoire de rooïbos...en Afrique du Sud

Il existe une plante cultivée en Afrique du Sud que l’on appelle "Thé rouge" mais qui n’est pas du thé. Son nom commun est rooïbos qui signifie buisson rouge en afrikaans à cause de ses tiges rougeâtres et de la couleur rouge orangée que prennent ses feuilles en s’oxydant.

 

Son nom botanique est Aspalatus linearis, de la famille des légumineuses comme le genêt. C’est une plante qui ne contient pas de théine et qui, en revanche, est riche en tanins comme le thé.

On l’a ainsi associé à l’univers du thé et non de la tisane à cause de son goût épicé et boisé et de sa couleur cuivrée proches d’un thé noir. Il est d’ailleurs traditionnellement consommé avec un nuage de lait et parfois sucré localement.

Sa domestication est récente, datant seulement des années 1930.

C’est un Russe, Benjamin Ginsberg, issu d’une grande famille d’importateurs de thé, installé dans la région du Cap, qui découvrit cette plante qui poussait alors à l’état sauvage et que cueillait et consommait la population locale en infusion. Il se lança alors dans des essais pour cultiver cette plante et la valoriser comme du thé. Son infusion étant très douce et aromatique, elle eut très rapidement beaucoup de succès.

D'où vient notre rooïbos ?

Espèce endémique à l’Afrique du Sud, les plantations sont actuellement concentrées dans les montagnes de Cederberg, ou Montagnes du Cèdre, à quelques 300 km au nord de la ville du Cap.

La récolte a lieu durant les 3 premiers mois de l’année correspondant à la saison estivale en Afrique du Sud. On sectionne toutes les ramilles du buisson sur 30 cm environ, puis elles sont coupées en menus morceaux. On les laisse alors s’oxyder entre 8h et 24h en les humidifiant légèrement.

À l’air libre, c’est à ce stade que les brisures de rooïbos prennent leur belle teinte rouge orangée. Elles sèchent ensuite au soleil avant d'être stérilisées au four et empaquetées.