Petite histoire de thé....au Sri Lanka

Anciennement Ceylan (ou Ceylon en anglais), rebaptisée Sri Lanka en 1972, cette île produit du thé depuis la fin du XIXè siècle.

 

Actuellement 4ème producteur mondial avec quelques 300 000 tonnes produites/an, la théiculture a été implantée par les Anglais comme culture de substitution à la caféiculture.

En effet, l’effondrement des prix du café dans les années 1850 combiné au ravage des caféiers par un parasite (Hemileia vastatrix) contraignirent les planteurs anglais à miser sur une autre valeur. Le théier était parfait pour s’acclimater aux hauts plateaux du centre-sud de l’île. Ainsi, en une vingtaine d’années, la théiculture a supplanté la caféiculture.

D'où vient notre thé ?

On distingue 3 altitudes de plantation qui influent sur le goût du thé :

  • Les thés des basses terres dits low-grown de 0 à 600 m d’altitude
  • Les thés de plateau dits medium-grown allant de 600 à 1 300 m
  • Les thés des hauteurs dits high-grown situés à plus de 1 300 m d’altitude

Les thés high-grown sont réputés pour être aromatiques et clairs en tasse, alors que les thés medium-grown et low-grown sont plus charpentés et foncés en tasse.

La finesse de la cueillette a aussi son importance. Au Sri Lanka, la plupart des thés sont issus du grade O.P. (abréviation de Orange Pekoe) c’est-à-dire contenant des feuilles entières de moyen calibre. Quand un "B." se glisse dans le grade, cela signifie que la feuille a été volontairement brisée, "B." étant l’abréviation de Broken.

Un Breakfast B.O.P. par exemple est constitué de feuilles brisées pour donner un thé corsé et très coloré en tasse qui réveille le palais et qui supporte un nuage de lait. Alors qu’un Ceylan d’après-midi sera plutôt en feuilles entières de grade O.P., plus doux, plus aromatique, assez charpenté tout de même pour supporter un nuage de lait.